#22 – Maîtriser son cerveau pour maîtriser ses dépenses

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Psycho-marketing

LE PSYCHO-MARKETING

Nous pensons acheter de manière consciente et rationnelle.

Or, c’est tout le contraire qui se passe.

La majorité de nos décisions d’achat (et de nos décisions tout court) ont une origine inconsciente et reposent sur l’émotionnel.

Les marketeurs.euses l’ont bien compris : ils s’immiscent dans notre esprit pour nous faire remplir notre caddy. 

Ils font leur job et ils le font bien.

Le nôtre est de nous mettre en route vers une consommation consciente et responsable.

Et pour cela, rien ne vaut l’information ! 

NOS RESSORTS PSYCHOLOGIQUES DANS L’ACTE D’ACHAT

Voilà donc 5 pratiques inspirées de nos ressorts psychologiques inconscients sur lesquels ces as de la vente s’appuient (liste loin d’être exhaustive) 

  1. LA PREUVE SOCIALE (ou norme sociale)

On se comporte de manière à respecter les règles de conduite non écrites de notre groupe d’appartenance.

Exemple avec la mode : pour faire partie du clan choisi et s’y fondre, nous achetons, non pas des vêtements, mais un style, une reconnaissance entre pairs.

2. LE STRESS MARKETING

Cette technique en regroupe deux en fait : la rareté et l’urgence.

Cette pratique artificielle consiste donc à :

  • communiquer sur des produits (soi-disant) limités en
    quantité;
  • faire des offres promotionnelles (soi-disant) limitées dans le temps.

 En créant la rareté et l’urgence, on crée un désir qui entraîne…un achat !

L’exemple le plus parlant : celui du célèbre site de réservation d’hébergement qui martèle sans cesse « forte demande » ou « plus que 2 chambres ».

Qui n’a pas ressenti ce sentiment d’urgence, provoquant le clic ?

3. LE DESIR MIMETIQUE

On convoite plus fortement un objet quand il est présenté par une personne connue car on s’identifie inconsciemment à cette dernière ou à ce qu’elle représente.

4. L’OBSOLESCENCE PSYCHOLOGIQUE

 Il s’agit de méthodes incitant le consommateur à se séparer d’un produit et à en acheter un nouveau avant même qu’il ne soit hors d’usage.

L’exemple le plus frappant concerne les smartphones, changés en moyenne tous les 20 mois. Il suffit qu’une marque mette régulièrement sur le marché un modèle au design légèrement différent ou avec 2 ou 3 fonctionnalités supplémentaires et nous pensons que notre « ancien » appareil est démodé et moins performant.

5. L’EFFET DE CONTRASTE

Très utilisé dans le milieu de la mode, il consiste à présenter de petits accessoires assortis et pas très chers à proximité d’autres pièces de vêtements, que nous ajoutons presque machinalement dans le panier.

Même si l’achat n’est pas prévu, qu’est-ce que 10 euros ou 10.00 CHF de plus par rapport à l’achat principal ? C’est peu, c’est sûr.

Pourtant, ce petit achat supplémentaire va encore augmenter le « coût » social et environnemental de sa fabrication.

Voilà voilà, vous savez presque tout ! Y’a plus qu’à passer à l’action de la semaine.

L’ACTION DE LA SEMAINE

L’action de la semaine consiste à repérer si une de ces techniques a provoqué un achat imprévu ou a influencé un achat.

L’objectif est d’ancrer durablement dans son esprit ces pratiques.

C’est en étant bien informé.e.s que nous arriverons, au fil du temps, à nous détacher d’une consommation non consciente et à différencier un réel besoin versus une pulsion d’achat.

SOURCE

 Le désir mimétique
h

 La rareté

L’obsolescence psychologique

A jeudi prochain !

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