En route pour le Défi numérique

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Défi-numérique

Un monde virtuel – Une pollution et une dépendance bien réelles

Pianoter sur son smartphone, regarder une vidéo YouTube, envoyer ses photos dans le cloud, faire une recherche sur Google, jouer ou suivre un cours en ligne, télétravailler, poster ses clichés « instagrammables », envoyer des mails, chercher une opportunité professionnelle sur LinkedIn, converser sur WhatsApp, liker, taguer, partager.

 Ces avancées technologiques confortables font partie de notre vie quotidienne, nous plaisent et nous rendent service : échange d’informations, connaissance à portée de clic, communication instantanée, etc.

Aujourd’hui, force est de reconnaître que nous ne savons (presque) plus faire sans. Nous sommes #accro.

De manière invisible, l’irruption de ces pratiques a un impact non seulement sur notre vie, mais aussi sur la vie d’autres gens et sur l’environnement .

Petit tour d’horizon 

IMPACT SUR NOTRE VIE

  • Le monde virtuel crée des besoins dont nous n’avons pas…besoin.
  • Notre cerveau est en surchauffe quasi-permanente.
  • Nous devenons impatient.e.s et notre impatience se chiffre en secondes.
  •  Nous perdons en qualité d’attention, de concentration et de présence à l’autre.
  • En pensant gagner du temps, nous en perdons, beaucoup.
  • Nous abîmons nos yeux.
  • Nous endommageons notre nuque à force de la pencher sur nos écrans.

IMPACT SUR LA VIE D’AUTRES GENS

  • Les ressources naturelles nécessaires à la fabrication des ordinateurs, tablettes et smartphones sont extraites, pour certaines d’entre elles, au mépris des droits humains. (1)
  • En Chine, où sont assemblés 80% de nos smartphones, les droits du travail des ouvriers.ères sont bafoués. (1)
  • L’extraction minière provoque des dégâts sur l’eau, sur la santé des travailleurs.euses et impacte toute une population locale.

IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT

Pour fabriquer un ordinateur portable de 2 kg

  • extraction de 800 kg de matières premières, dont certaines sont rares, lointaines et bientôt épuisées.
  • émission de 124 gr. de CO2 dans l’atmosphère, sur les 169 gr. émis tout au long du cycle de vie.
  • rejet d’éléments toxiques dans l’air et l’eau.

 Pour fabriquer un smartphone

  • La fabrication représente 80% de son empreinte environnementale, un chiffre alourdi par la tendance des consommateurs.trices à en changer trop souvent.
  • On ne compte pas moins de 40 à 60 métaux différents issus de ressources naturelles non renouvelables, ainsi que des matières plastiques issues du pétrole.

Quelques chiffres….impressionnants

15’000 : en moyenne, le nombre de kilomètres parcourus par une donnée numérique (envoi de mail, requête web, téléchargement vidéo, etc.)

47% : les émissions de gaz à effet de serre dues aux équipements des consommateurs.trices

800 millions : le nombre d’équipements réseaux (routeurs, box ADSL, etc.)

180 millions : le nombre de recherches Google faites en 1 heure dans le monde

10 milliards : le nombre de mails échangés (hors spam) en 1 heure dans le monde

9 milliards : le nombre d’appareils numériques à travers le monde

Sans oublier le transport, la distribution, l’utilisation, la valorisation ou la fin de vie : tout cela a un coût énergétique qui ne va pas arranger le réchauffement climatique.

Reprendre la maîtrise du numérique

Alors, comment reprendre la main et profiter du numérique en toute conscience, sans en être esclave ni complice ?

 C’est tout l’objectif de nos 4 prochaines semaines. En route pour ce nouveau défi ! 

 SOURCE

Allez savoir – Revue de l’Université de Lausanne – Sept. 2020

La face cachée du numérique – brochure de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) – Novembre 2018

Les Secrets inavouables de nos téléphones portables – Enquête de Cash investigation – 2014

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