La vie rêvée d’un cabas en papier

imprimer
Sac-Papier-Bilan-Mitige
Sac-papier-bilan-mitigé Illustration Zoo & Co

Alors môaa, j’ai pas du tout aimé être saque * plastique. J’ai pourtant pris touuuut mon temps…pour me trouver un coin peinard, mais rien à faire, y’avait du monde partout !

Alors, j’ai décidé de devenir cabas  en papier. Allez, en route pour la découverte…

* j’ai eu la confirmation de l’Académie française: le genre féminin est maintenant admis. Les jeunes, toujours à l’avant-garde en matière de vocabulaire, n’ont pas attendu son insertion dans le nouveau Petit Larousse 3000000ème édition. On entend couramment l’expression « espèce de saque » ou « espèce de sac » (quand même, ils savent faire la différence entre un gars et une fille).

Le sommaire qui ne rigole pas

  1. Brèves infos sur le papier en général  (si si lisez, on apprend toujours quelque chose ! )
  2. Le cabas en papier  
  3. Mais alors, que faire, que choisir ?     
  4. Pour aller plus loin

1.    Le papier en général

1 a. D’où sort-t-il ?

Avant d’être papier, il était arbre dans la forêt. Bravo ! Mais de quel type de forêt : primaire, ancienne, secondaire ?

Une forêt primaire est une forêt qui n’a jamais été exploitée par l’Homme. En Europe, les forêts primaires représentent 4% de la surface forestière.

Une forêt ancienne abrite des arbres vénérables. Elle a été exploitée par l’Homme mais est revenue depuis très longtemps à son état de forêt.

Enfin, une forêt secondaire est une forêt dont les arbres ont repoussé soit naturellement soit replantés par l’Homme après son exploitation et sa destruction quasi totales. Elle est beaucoup moins riche en biodiversité que la forêt ancienne.

1.b Le papier classique versus le papier recyclé

Le papier classique est issu de fibres de bois fraîches. Pour produire une tonne de ce papier, on abat deux à trois tonnes de bois et on utilise cinq mille litres d’eau.

La fabrication du papier recyclé permet d’économiser jusqu’à 60% d’énergie et jusqu’à 70% d’eau. Il contient un certain pourcentage de vieux papier récupéré, variable selon les labels. On peut recycler du papier en moyenne cinq fois; il faut toutefois toujours réintroduire des fibres de bois fraîches à chaque recyclage, mais en petite quantité. Le vieux papier à recycler est traité de deux façons : avec désencrage ou sans désencrage. La technique avec désencrage consiste, comme son nom l’indique, à enlever l’encre du vieux papier. Selon une étude conduite par le canton de Vaud, « l’écobilan présente une aggravation de l’impact sur le réchauffement climatique et une augmentation de la consommation de ressources fossiles, liées aux étapes supplémentaires de désencrage ». Le désencrage n’est cependant pas une étape indispensable et certaines fabrications n’y ont pas recours. Les consommateurs ne voient pas de différence entre le papier désencré ou non.

 2.    Le cabas en papier

Nous pensons que l’impact environnemental d’un cabas en papier est bien inférieur à celui d’un sac plastique réutilisable, mais ceci reste à nuancer.

Les cabas en papier non recyclé vendus dans la plupart des supermarchés contiennent un film plastique invisible qui les rend solides et relativement résistants à l’humidité. En principe, ces sacs en papier devraient être jetés avec le carton et non pas avec le vieux papier, le recyclage de ces deux types de produits s’opérant différemment. Cette distinction est variable d’une commune à l’autre.

Le distributeur Coop vend un cabas en papier composé à 85% de fibres recyclées et exempt d’agents de résistance à l’humidité, à recycler toutefois avec le carton et non pas avec le vieux papier, en raison de la colle servant à finir le sac.

3. Mais alors, que faire, que choisir ?

Nous ne pouvons pas nous passer de papier tant ce matériau est utilisé dans de nombreux domaines. Cependant, et comme dans tous les aspects de notre vie pratique en général, nous pouvons agir individuellement et collectivement de manière à réduire le plus possible notre pression sur les ressources naturelles vierges.

En ce qui concerne mes achats, j’utilise :

  • des cabas en PET recyclé. Si on achète quand même des cabas en plastique non recyclé, aussi curieux que cela paraisse, leur impact environnemental sera malgré tout moindre que celui d’un sac en papier pour autant qu’on les utilise au moins une trentaine de fois.
  • des sacs en tissu récupéré faits maison ou en coton bio pour y mettre les fruits, les légumes, le pain, etc.  (les sacs en coton non bio ont une empreinte écologique désastreuse, la culture du coton non bio nécessitant énormément d’eau, de pesticides et d’engrais synthétiques). J’évite ainsi les sacs en papier de la boulangerie et du marché et bien sûr les sacs en plastique du supermarché.

Ardoise sacs à végétaux bis Ardoise sac à pain bis

4. Pour aller plus loin

« La vie fantastique d’un sac plastique »

Canton de Vaud, écobilan du papier

Canton de Vaud, le papier recyclé et les labels

Confédération suisse, papier et carton

Etat de Genève, papier recyclé

SCA, la fabrication du papier

Consoglobe, papier classique vs papier recyclé

Le Matin, le papier pollue plus que le plastique

Coop, sac en papier recyclable

Magazine Coopération, le vieux papier

Bonne journée !

4 réflexions au sujet de « La vie rêvée d’un cabas en papier »

    1. Bonjour Sylvie,

      Merci de votre précieux commentaire. Comme vous le savez sans doute, j’aime bien aller voir ce qu’il y a derrière des choses qui nous semblent évidentes et pour lesquelles on ne se pose pas de question.

      A très bientôt et cordiales salutations.
      Nathaie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *