« Le Monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez » : un livre optiréaliste

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J’ai vraiment aimé ce livre de Jacques Lecomte. Il m’a insufflé un supplément de courage et convaincue, s’il en était besoin, que la somme des petits riens = beaucoup. C’est grâce à la société civile, aux  volontés politiques et au secteur économique que le monde va mieux que nous le croyons.

Jacques Lecomte le regarde avec optiréalisme, pour reprendre son expression. Il démontre, à l’aide d’un nombre impressionnant et très précis de statistiques officielles, de rapports internationaux, d’ouvrages écrits par des scientifiques, que notre humanité est en progrès.

Pour autant, il  n’écrit pas que tout va bien. Qui serait d’ailleurs assez ignorant, ou inconscient, pour le prétendre ?  Jacques Lecomte sait parfaitement qu’il reste encore un long chemin à parcourir, et de nombreuses zones d’ombre à éclaircir. Il constate simplement les immenses progrès accomplis ces 20 à 25 dernières années.

L’auteur a scanné 17 aspects de la vie humaine. J’ai été à plusieurs reprises surprise, voire très surprise, de ses constats, tant ils vont à l’encontre de nos croyances et des informations dont nous disposons.

Je vous propose, dans cet article, de reprendre intégralement le résumé qu’il fait au début de chaque chapitre. Je ne reprendrai cependant pas ses sources, tant elles sont nombreuses.

Bonne lecture !

Depuis 1990, l’extrême pauvreté a chuté de plus de 2/3 et plus d’un milliard de personnes ont échappé à cette condition.

Près de 2 milliards de personnes ont été libérées d’une probable sous-alimentation au cours des 25 dernières années. 19 % de la population mondiale souffrait de sous-alimentation en 1990-1992, contre 11% en 2014-2016. L’objectif du Programme alimentaire mondial est ambitieux en lançant le « Défi faim zéro » pour 2030.

Les enfants non scolarisés étaient 120 millions en 1996. Ils sont 57 millions en 2015. Les progrès les plus remarquables concernent l’égalité entre les sexes.

Les démocraties ne représentaient que 5% des Etats il y a deux siècles. Depuis les années 1990, elles sont plus nombreuses que les régimes autoritaires.

N’en déplaise aux Cassandre, l’augmentation de la population n’a pas entraîné  de drames à grande échelle (famines, guerres, etc,).

La mortalité maternelle et la mortalité infantile ont été divisées par deux entre 1990 et 2015.

La variole a été totalement éradiquée par l’action humaine, grâce à un considérable élan d’engagement et de coopération internationale.

Les décès liés au sida ont diminué de 35% entre 2005 et 2013, tandis que les nouvelles infections par le VIH ont baissé d’environ 40% entre 2002 et 2013, passant de 3,5 à 2,1 millions de cas. Dans certaines régions du monde, la transmission du virus de la femme enceinte à son enfant a quasiment disparu.

La mortalité par paludisme a chuté de 60% entre 2000 et 2015. 1,2 milliard de cas et 6,2 millions de décès ont été évités.

Les industriels ne produisent pratiquement plus de substances réduisant la couche d’ozone, grâce au protocole de Montréal 1987. Elle retrouvera son niveau initial sur la majeure partie du globe avant 2050. Près de 25 millions de cas de cancers auront été évités.

La surface forestière diminue à un rythme bien moindre qu’auparavant. La déforestation dans l’Amazonie brésilienne a chuté vertigineusement entre 2004 et 2012 et la forêt française s’accroît de 50 000 hectares par an.

Moins de 1% des organismes vivants se sont éteints au cours des 4 derniers siècles. Aucune espèce marine n’a disparu ces 30 dernières années. Le vrai problème n’est pas la disparition des espèces, mais la diminution du nombre d’animaux. La superficie des zones protégées double tous les 10 ans depuis 1/2 siècle. Plus de 350 espèces d’animaux considérées comme disparues ont été redécouvertes. Les actions de protection sont essentielles pour sauvegarder la biodiversité. Et la nature est plus résiliente qu’on ne le croit.

Les énergies renouvelables se développent à un rythme que personne n’aurait imaginé il y a quelques années. Et pour la 1ère fois, la quantité de CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre, est demeurée stable depuis 3 ans.

Les guerres entre les Etats, autrefois responsables de centaines de millions de morts, ont presque totalement disparu. Les guerres civiles sont, malgré leur violence, beaucoup moins meurtrières.

La force du terrorisme, c’est d’insuffler la peur. La nôtre doit être de refuser d’entrer dans cette spirale de peur et de haine. Responsables politiques, médias et société civile ont tous leur part de responsabilité. Car si l’on regarde les chiffres, le risque d’être victime d’un attentat est infime (en 2015 en France, les morts par tabac ont été 500 fois plus nombreux).

Beaucoup d’entre nous pensent que la société est de plus en plus violente, alors que nous n’avons jamais été autant en sécurité. Ainsi, en région parisienne, le nombre d’homicides volontaires a baissé de 65% en 20 ans, entre 1994 et 2013.

Depuis les années 1970, le nombre de pays ayant aboli la peine de mort augmente constamment. Ils étaient 8 en 1950, ils sont 102 en 2015.

 

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