J’vous emballe ça ma p’tite dame? Premier épisode…

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Méduse ou sac plastique ?
Illustration zoo-co.com 

“Euh….non merci. En revanche, vous seriez aimable de bien vouloir utiliser mon récipient en verre (ou mon sac en tissu ou mon sachet en papier selon la catégorie d’aliment à emballer). Partout où cela est possible, je cherche à supprimer les emballages dont la durée de vie entre le magasin et mon domicile est de quelques minutes à peine.”

Lorsque je me suis lancée dans l’aventure, ce sont à peu près en ces termes que j’ai tenté de faire passer mon message quant à cette catastrophe écologique que représentent les emballages en plastique (vous connaissez le septième continent ?). Cette démarche est très appréciée dans les commerces déjà sensibles à cette problématique (magasins bio, marchés). En revanche, dans le supermarché traditionnel où j’ai décidé de toujours faire mes courses, j’ai dû me battre un peu pour gagner la confiance des collaborateurs et ne pas passer pour l’atomisée du quartier. Mais c’était sans compter sur ma persévérance…….Au début, on m’a opposé des refus catégoriques, au motif que “c’est une question d’hygiène”. Puis progressivement, en expliquant à chaque fois le sens de ma demande, j’ai réussi à faire admettre ma démarche, bien que j’aie encore droit à un large éventail des mimiques les plus diverses, allant du sourire narquois à l’indifférence polie. Mais cela m’est égal.

Sac pliable polyvalent, en tissu,
(fait maison)
Sac en tissu
(fait maison, tout comme l’armoire en
piteux état mais pleine de promesse
achetée 25 frs chez Gloryland)
Sac en filet
(au cas où vous ne l’auriez
pas remarqué)

Quand je me lance dans la grande aventure des courses, je suis équipée de sacs en tissu confectionnés dans des chutes de coton très léger, de sacs en filet (les hôtesses de caisse apprécient de voir les légumes tapis là-dedans!), de sachets en papier récupérés lors de précédents achats et enfin, de récipients en verre.

Les sacs en coton servent pour les légumes en vrac et les récipients en verre, pour le fromage à la coupe ou plus rarement la viande ou le poisson que mange ma famille. J’ai surtout eu du mal à faire admettre le principe des récipients en verre (à cause de la tare).

Bouteille et récipient en verre
(en effet, pas facile à deviner….)

Vous remarquerez une petite bouteille en verre sur la photo de droite. J’achète des jus de fruits suisses de la marque Opaline et je conserve les petites bouteilles qui me servent à plusieurs usages: par exemple, bouteilles individuelles remplies d’eau à côté de l’assiette de chaque convive, pour conserver un reste de soupe ou pour emporter de l’eau lors d’un déplacement (ceci évite l’achat d’eau minérale et on peut remplir la bouteille en cours de route).

Si on souhaite alléger un peu le poids des courses, on peut aussi très bien utiliser des récipients en plastique pour le transport des denrées. En revanche, pour le stockage, on préférera le verre, ce matériau est plus stable que certains plastiques (ce sujet fera l’objet d’un prochain article).

Tout ceci demande de la motivation et un peu d’organisation au début et surtout, il faut oser se lancer, mais croyez-moi, on devient rapidement accro au “sans emballage”.

Bien sûr, j’ai étendu ce principe à toutes mes courses autres qu’alimentaires et j’ai toujours avec moi 2 ou 3 petits sacs pliables.

Dans ma quête permanente de solutions vivables et durables, le livre de Béa Johnson m’a souvent inspirée et surtout confortée dans l’idée que oui, nous pouvons agir, quotidiennement, un pas après l’autre.

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