Etre vegan et se soigner, le dilemne infernal…

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Choisir d’être vegan n’est pas la chose la plus aisée qui soit. Mais enfin, en s’informant, en expliquant les raisons de ses choix à son entourage, en étant vigilant sur tout, on parvient à appliquer ses convictions…enfin presque.

Presque parce qu’en ce qui concerne la santé, il en va tout autrement.

Comme tout le monde, je sais les souffrances imposées aux animaux de laboratoire avant de mettre sur le marché des médicaments.

Pour soigner un léger mal de tête, un petit bobo au genou, un rhume, nous ne manquons pas de moyens naturels pour guérir ces affections légères.

Mais quand la maladie apparaît, que la douleur se fait intense, que l’état général se dégrade, comment faire pour rester cohérent avec ses convictions ?

Je ne le sais pas.

J’ai eu envie de partager avec vous cette question qui me taraude chaque matin.

Je suis atteinte depuis plus de deux d’une affection musculaire sans gravité, mais très longue à guérir. Sans médicament, le plus infime mouvement des jambes et des bras s’apparente aux gonds rouillés d’une porte qu’on veut absolument ouvrir. Je vous laisse imaginer ce que peut être la vie quotidienne, dans cet état…

Lorsque cette maladie a finalement été diagnostiquée et le médicament prescrit, j’ai demandé à ma rhumatologue ce qui se passerait si je ne le prenais pas, si tant est que j’ai eu ce courage au vu des semaines éprouvantes que je venais de vivre. Sa réponse, muette dans sa bouche mais assourdissante dans ses yeux, m’a suffi. Puis nous avons discuté : à ce moment-là, l’inflammation de mon organisme était si élevée qu’elle pouvait en devenir dangereuse pour ma santé, à moyenne échéance. Je n’ai donc pas réfléchi bien longtemps.

J’éprouve depuis lors une immense gratitude envers ces animaux grâce à qui la médecine sauve des millions de personnes et je te dis merci, petite souris de laboratoire…

 POUR ALLER PLUS LOIN

Je n’ai volontairement pas mis de vidéos sur l’ expérimentation animale, mais si une personne souhaite quand même en visionner une, voici celle du JT de France 2 diffusée le 4 avril 2015.

Un ami biologiste, Vanya Loroch, m’a fourni les explications suivantes quant à la situation actuelle sur l’expérimentation animale, qui se pratique à deux niveaux.

« Pour des médicaments simples, on utilise les animaux pour évaluer le degré de toxicité, ce sont presque toujours des souris et ensuite des beagles. Les cultures cellulaires sont de plus en plus utilisées, ce qui permet de réduire le risque pour les animaux.

Concernant l’efficacité, on doit disposer d’un modèle qui imite la maladie humaine. Parfois, on utilise des souches cellulaires à cette fin. Et parfois on utilise des modèles d’animaux (par exemple des souris qui souffrent d’arthrite, de rhumatismes). Dans ce cas, on les utilise pour prédire l’efficacité d’un médicament.

Tout cela est régi par des comités d’éthique dans les centres de recherche avec plus ou moins de bonheur.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut réduire et in fine supprimer l’utilisation des animaux dans le monde du médicament.

Pas simple… ».

Bonne journée !

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