Du métal dans les bouteilles en PET

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code-1-plastiqueLe polyéthylène téréphtalate, ou PET, est vanté par les fabricants pour sa grande recyclabilité et sa légèreté. Ca, c’est l’arbre qui cache la forêt… et la balade promet d’être surprenante !

Pour fabriquer 1 kilo de PET, il faut presque 2 kilos de pétrole brut et plusieurs substances chimiques, dont l’antimoine.

Ce métal, dont on n’entend quasiment jamais parler et qui a pourtant le même profil toxicologique que l’arsenic (!!!!), est utilisé depuis des siècles pour durcir le plomb.

L’antimoine a cependant bien d’autres domaines d’application, dans des objets métalliques, en plastique ou ignifugés, dans des médicaments, etc.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est son utilisation dans les bouteilles en PET : l’antimoine, ou plus exactement le trioxyde d’antimoine dans ce cas précis, sert de catalyseur/déclencheur dans le processus de fabrication du PET.

Or, le trioxyde d’antimoine est classé par « l’International agency  for research on cancer » dans le groupe 2B des substances « peut-être cancérogènes pour l’Homme ».

Des chercheurs allemands « ont mis en évidence que lors du stockage d’eaux minérales dans des bouteilles en PET, le trioxyde d’antimoine (Sb2O3) migre et se concentre, proportionnellement au temps de séjour, dans ces eaux alimentaires ».

Une étude de chimistes de Copenhague a également démontré que les jus de fruits conditionnés dans du PET présentaient un taux élevé d’antimoine dans la boisson.

Si on ne peut faire autrement que d’acheter de temps à autre des bouteilles en PET, on évitera en revanche à tout prix de les réutiliser, que ce soit pour y mettre de l’eau ou des jus de fruits.

MAIS ALORS, QUE FAIRE ?

Le verre est la meilleure solution: ce matériau est inerte (contrairement au plastique qui présente une activité) et recyclable indéfiniment.

Toutefois, la fabrication du verre est extrêmement gourmande en énergie (fours chauffant à 1500°) et nécessite l’extraction de matières premières (silice, carbonate de sodium, calcaire).  Aussi, afin de minimiser notre impact environnemental, on récupère toutes sortes de bouteilles qui servent de récipients pour des restes de soupe,  par exemple.

bouteille-en-verre

 Bonne journée !

POUR ALLER PLUS LOIN

Office fédéral (suisse) de l’environnement
« Les bouteilles en PET » et « Antimoine en Suisse »

Association toxicologie – chimie
« L’antimoine, un toxique mythique toujours méconnu »

Santé publique France
« L’antimoine »

Classement de l’International agency  for research on cancer
antimoine-cancer

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3 réflexions au sujet de « Du métal dans les bouteilles en PET »

  1. Existe t’il des études concernant la toxicité du pet dans le corps, je pense en l’occurence Aux implants gynécologiques de stérilisation ESSURE de Bayer , qui contiennent du pet (abs et aussi métaux lourds)
    Merci d’avance
    Cordialement
    Remy

    1. Bonjour,

      Je vous remercie de votre message dont je prends connaissance à l’instant.

      Il existe en effet des études sur la toxicité du pet dans le corps, sur lesquelles j’ai basé l’article « Du métal dans les bouteilles en pet ».
      Je vais faire les recherches pour l’implant et je vous rends une réponse sur le tout d’ici la fin de la semaine.

      Cordialement,
      Nathalie

      1. Bonjour,

        Merci pour votre message et vos recherches, je vais lire votre article.
        Ma femme a été porteuse des implants ESSURE et pense avoir été ménopausée prématurément à cause des fibres synthétiques qui composent ces dispositifs. Nous faisons partis d’une association qui regroupe plus de 2000 femmes porteuse de ces implants, nous manquons d’information sur l’effet des fibres synthétiques
        Bon week end
        Bien cordialement
        Rémy Regnault

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