2 pratiques pour découvrir l’écologie intérieure

L'écologie intérieure, c'est la connaissance de soi, l’harmonisation de nos émotions, le respect de notre nature intérieure. C’est aussi rayonner d’une lumière nouvelle, inspirante et motivante pour notre entourage.
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Toujours plus de la même chose

Force est de constater qu’à faire toujours plus de la même chose, nous obtiendrons toujours plus de la même chose : la dégradation de nos conditions de vie sur terre.

La réalité est sous nos yeux :  inégalités sociales, augmentation de la pollution, extinction des espèces, maladies dites « de civilisation », surconsommation, gaspillage, etc.

Et si la posture majoritairement dominante en Occident – se penser en dehors de la nature, expliquait en partie la crise écologique que nous vivons ?

Je vous propose dans cet article :

  • de comprendre les fondements de cette crise
  • de considérer l’écologie comme une boucle composée à la fois d’écologie intérieure et d’écologie extérieure
  • d’expérimenter 2 pratiques d’écologie intérieure

L’écosystème, la base de toute forme de vie

Un écosystème « est un ensemble formé par une communauté d’êtres vivants en interaction avec son environnement. Les composants de l’écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, d’information et de matière permettant le maintien et le développement de la vie.

La notion d’écosystème regroupe toutes les échelles : de la Terre au simple caillou en passant par la flaque d’eau, la prairie, la forêt, et les organismes vivants eux-mêmes. Chacun constitue un écosystème à part entière ».

Or, un écosystème ne peut maintenir son équilibre que si chaque élément qui le compose peut jouer son rôle. Dès lors qu’une perturbation se produit – par exemple lorsque l’être humain détruit une forêt – la fragile construction de l’ensemble dégénère, voire dépérit.

L’ANTHROPOCENTRISME

Ce comportement destructeur, cause et raison de la dégradation de l’environnement, provient principalement d’une vision anthropocentrée, « conception philosophique qui considère l’humain comme l’entité centrale la plus significative de l’Univers et qui appréhende la réalité à travers la seule perspective humaine ».

L’être humain, dans sa grande majorité, n’a pas/plus conscience de son appartenance à l’écosystème, à la nature. En dégradant le dehors, il dégrade non seulement ses conditions de vie, dont sa santé, mais aussi sa nature intérieure, coupée de ses interactions avec son milieu naturel.

Avoir mis de côté cette notion d’interdépendance avec notre environnement naturel a provoqué l’apparition d’une nouvelle ère, l’anthropocène.

L’ANTHROPOCENE

L’anthropocène – ou l’ère de l’humain – est une nouvelle époque géologique se caractérisant par l’avènement des humains comme principale force de changement sur Terre, surpassant les forces géophysiques.

Pour la 1ère fois dans l’histoire de la Terre, les activités humaines ont une incidence globale significative sur l’écosystème, allant jusqu’à modifier le climat.

C’est en comprenant pour quelles raisons nous avons développé ce comportement destructeur que nous parviendrons à rectifier notre manière de faire et d’être, aussi bien individuellement que collectivement.

Cette matière de faire et d’être, c’est une boucle qui englobe à la fois l’écologie extérieure et l’écologie intérieure.

L’écologie extérieure
Faire

Nous agissons au quotidien en faveur de la préservation de l’environnement : réduction des déchets, circuits courts, achats d’occasion, etc.

Ces actions, aussi petites soient-elles, sont la preuve d’un éveil de notre conscience aux enjeux écologiques actuels et de notre capacité à remettre en question certains de nos comportements, de surconsommation par exemple.

Même s’il est difficile de mesurer leur impact global, ces actions – ou éco-gestes – sont utiles et pleines de sens, à l’image du fonctionnement de l’écosystème qui ne gaspille pas ses précieuses ressources.

Pour autant, sont-elles suffisantes pour nous entraîner dans un changement profond de mode de vie, voire de mode d’être, en nous reconnaissant comme un élément ni plus ni moins utile que le moustique ou la feuille tombée sur le sol ?

Je ne le crois pas. Je fonde cette croyance sur l’expérience de mon propre cheminement de transformation intérieure positive, que j’ai vécu, en compagnie d’autres personnes, dans des cercles divers, au cours de stages, ateliers et formations de transition intérieure et de Travail qui Relie.

C’est ce cheminement – l’écologie intérieure – que j’ai envie de partager avec vous.

L’écologie intérieure
Etre

La conscience et la volonté de préserver l’environnement ne sauraient se satisfaire de gestes extérieurs.

En intégrant que nous, êtres humains, sommes indissociables de notre environnement, conduit naturellement à appliquer à soi ces mêmes attitudes de respect et de protection.

Dès lors que nous le comprenons, que nous cessons de nous voir en dehors, « hors-sol », notre regard change. Et plus nous le ressentons en nous, plus des principes fondamentaux évidents illuminent notre vie : amour de soi et des autres, empathie, respect de la vie sous toutes ses formes, désencombrement du mental et désencombrement matériel.

L’écologie intérieure, c’est le plaisir d’être, c’est favoriser sa réalisation personnelle, contribuer au bien-être d’autrui et respecter la nature, grâce à la compréhension de sa place dans une communauté d’êtres vivants – humains et non humains.

L’écologie intérieure, c’est le branchement à notre intégrité physique, psychique, à nos envies, nos intuitions, notre sensibilité.

C’est la connaissance et le respect de soi. C’est aussi rayonner d’une lumière nouvelle, inspirante et motivante pour notre entourage.

L’écologie intérieure, ce n’est pas le culte de l’égo, l’individualisme, le nombrilisme, un effet de mode, bien au contraire.

En cultivant sa nature intérieure, on sait ce que l’on veut et où on veut aller, on sait pourquoi et pour qui on le fait, on s’affranchit de la pression de la norme, de l’avoir et du paraître, on écoute les battements de son cœur.

Il y a fort à parier que ce changement de cap nous emmènera vers un monde solidaire, régénéré, vivant, construit sur la conscience de son appartenance à un grand tout.

Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Notre vision binaire – l’être humain séparé de son environnement – est encore ancrée en nous. S’en rendre compte et reconnaître notre responsabilité, c’est déjà franchir une grande étape.

Quand je pense à ma propre expérience, je constate que plus je suis consciente de cela, plus je m’occupe de mon écologie intérieure, plus il m’est facile d’adopter – sans pression – un comportement éco-responsable.

EN RESUME

L’écologie intérieure, c’est passer d’une écologie de l’injonction – « il faut », « je dois » – à une écologie du plaisir, qui touche notre cœur et nous donne énergie et détermination.

C’est aussi :

  • réfléchir sur nos façons de faire
  • nous interroger sur ce qui nous anime
  • nous questionner sur les conséquences de nos attitudes
  • apprendre à distinguer l’essentiel du superflu
  • acquérir une conscience de plus en plus fine de notre interdépendance avec notre environnement

Pour une vie quotidienne simplifiée, allégée, avec plus de temps, plus d’idées pour développer des connexions humaines, plus de créativité pour faire différemment et ressentir en nous la nature vivante et vibrante.

2 pratiques

Je vous propose 2 pratiques que j’utilise lors des ateliers du Travail qui Relie, une expérience formidable que je vous invite à découvrir ici.

L’objectif est de se relier à soi et à d’autres êtres vivants, humains ou non humains.

La lettre de Gaïa

Gaïa, qui vient du grec ancien, est le nom donné à la terre.

L’intérêt de cet exercice inhabituel est de se mettre « dans la peau » de quelqu’un qui n’est pas humain.

Si la terre parlait, qu’aurait-elle à vous dire de positif ? Laissez la terre écrire à travers vous, laissez votre stylo courir sur la feuille, dans la joie de cet échange privilégié. N’oubliez pas de dater votre lettre pour laisser une trace de ce que vous avez ressenti à un moment précis de votre vie.

Votre lettre commencera comme ceci :

Cher-ère [votre prénom]

C’est Gaïa, ta mère, qui t’écris. Voici ce que j’ai envie de te dire…………………………..

Les phrases ouvertes

Complétez spontanément ces phrases, ou mieux encore, proposez vos propres phrases en commentaire.

  • Les moments où je me sens vraiment vivant.e sur cette terre, c’est quand…
  • Quand je regarde ma vie, les façons dont je prends part à la guérison du monde sont…
  • Ce que je fais pour prendre soin de moi, c’est…
  • Un lieu sur terre qui m’est particulièrement cher, c’est …

Je vous souhaite un beau voyage exploratoire au cœur de l’écologie intérieure !

Portez-vous bien et à bientôt,

Nathalie

EN RELATION

L’épisode 2 du podcast Vibrationsméditation guidée l’Arbre des générations – vous invite à une connexion avec d’autres êtres.

Définition de l’écosystème

Définition de l’anthropocentrisme

Définition de l’anthropocène

L’Atlas de l’anthropocène, un livre illustré et très accessible réunissant l’ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.

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